Sinendé : à Niaro, l’ONG Tonkouro alerte sur les dangers des déchets mal gérés et appelle à l’action

Article : Sinendé : à Niaro, l’ONG Tonkouro alerte sur les dangers des déchets mal gérés et appelle à l’action
Crédit: Pexels
29 avril 2025

Sinendé : à Niaro, l’ONG Tonkouro alerte sur les dangers des déchets mal gérés et appelle à l’action

Dans le village de Niaro, à Sinendé, l’insalubrité est devenue une menace quotidienne pour la santé des habitants. Le 1er mai 2025, l’ONG Tonkouro, en partenariat avec la mairie, lance un appel urgent à l’action collective. Objectif : sensibiliser la population aux dangers sanitaires liés aux déchets mal gérés et promouvoir des solutions durables pour un environnement plus sain.

Dans le nord du Bénin, à Niaro, un village enclavé de la commune de Sinendé, les ordures ménagères s’accumulent, pourrissent et menacent la vie des habitants. À chaque pluie, les champs se remplissent d’eau, mais les flaques stagnantes deviennent aussi des foyers de moustiques et des nids de maladies. Paludisme, choléra, typhoïde : autant de menaces sanitaires qui pèsent sur la communauté locale. Face à cette situation alarmante, l’ONG Tonkouro, en collaboration avec la mairie de Sinendé, annonce une grande journée de mobilisation le 1er mai 2025 à Niaro. L’objectif est clair : briser le silence, éveiller les consciences et exiger des actions concrètes pour remédier à cette crise.

Quand la saleté devient une urgence de santé publique

Dans ce village rural, chaque sachet jeté devient une arme invisible. Les déchets non ramassés transforment les espaces de vie en pièges sanitaires. Les enfants tombent malades, les femmes souffrent, et les centres de santé sont souvent en pénurie de sang pour faire face aux urgences. Pourtant, les campagnes de don de sang restent rares à Sinendé, une carence qui suscite indignation et questionnements.

Le 1er mai à 7h, Niaro sera le théâtre d’une journée de salubrité et de sensibilisation portée par des femmes volontaires. Actrices de la vie quotidienne et premières témoins des souffrances liées à l’insalubrité, elles se lèveront pour dire stop à l’indifférence, à l’inaction et à la banalisation des déchets. Leur cri ne sera pas une plainte, mais un appel à la vie.

Pour Tamou Charaf Yarou, responsable de l’ONG Tonkouro, « il est temps de cesser de banaliser l’impact des déchets sur notre santé. Tant que les déchets continueront d’être ignorés, les maladies poursuivront leur ravage silencieux. Cette journée marque un réveil collectif, un moyen de dire que nos vies comptent et que la propreté est un droit, pas un luxe. »

Des revendications concrètes pour des solutions durables

À travers cette initiative, l’ONG Tonkouro plaide pour l’organisation régulière de collectes de sang dans la commune, la mise en place d’un véritable système de gestion des déchets, des campagnes de sensibilisation en langues locales (bariba, fulfuldé, dendi) et une réponse coordonnée et ferme pour protéger la santé communautaire.

Ce 1er mai ne sera pas qu’une simple activité de nettoyage, mais le début d’un combat collectif. Celui d’une communauté qui refuse de mourir dans le silence, qui réclame dignité, propreté et santé.

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