Planification familiale au Bénin, un pilier stratégique pour le développement socio-économique

Les messages comme « Félicitations, faites-en d’autres. Les enfants sont votre richesse ! » ou encore « Soyez féconds, puissiez-vous avoir beaucoup de fils et de filles ! » sont couramment adressés aux nouvelles mères ou aux jeunes mariés au Bénin. Ces paroles illustrent l’importance accordée à la fécondité dans de nombreuses cultures béninoises, où une grande famille est perçue comme une source de richesse et de bonheur. Cependant, bien que cette valorisation de la fécondité soit profondément ancrée dans les traditions, elle peut devenir un obstacle au développement humain durable, notamment en l’absence de planification familiale. En effet, la faible utilisation des services de planification familiale au Bénin entraîne des grossesses rapprochées et répétées, exacerbant ainsi une croissance démographique rapide. Cette dynamique, si elle n’est pas maîtrisée, compromet gravement l’atteinte des objectifs de développement économique et social du pays.
Dans ce contexte, comment peut-on réaliser un développement humain durable ?
La population béninoise en pleine croissance
Le Bénin connaît une croissance démographique rapide, comme en témoignent les données de l’Institut National de la Statistique et de l’Analyse Économique (INSAE, désormais INStaD). Entre 1979 et 2013, la population béninoise a considérablement augmenté, passant de 3,3 millions à plus de 10 millions d’habitants, soit une hausse de 176 %. Ce taux de croissance démographique contraste fortement avec celui d’autres pays ayant une population similaire au Bénin en 1979, tels que l’Irlande et la Nouvelle-Zélande, où l’augmentation a été bien plus modérée (37 % et 43 % respectivement).
Selon les projections démographiques actuelles de l’Institut National de la Statistique et de la Démographie (INStaD), la population du Bénin dépasse désormais les 12 millions d’habitants, ce qui représente plus que le triple de la population de quelques décennies seulement. Cette explosion démographique est également mise en évidence par les résultats de l’Enquête de Démographie et de Santé 2017-2018, qui ont révélé que l’indice synthétique de fécondité du pays a atteint 5,7 enfants par femme, contre 4,9 auparavant. Cet indice est crucial car il donne une idée du nombre d’enfants qu’une femme pourrait avoir tout au long de sa vie. Un indice élevé, comme celui du Bénin, signifie une croissance rapide de la population, ce qui exerce une pression considérable sur les ressources du pays. Avec une telle dynamique, le Bénin se place parmi les nations au taux de croissance démographique le plus élevé au monde. Cette situation pose des défis importants pour la fourniture des services essentiels, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé et des infrastructures. En effet, dans un pays où la population augmente aussi rapidement, il devient de plus en plus difficile de répondre efficacement aux besoins croissants de la population en termes d’accès à l’éducation, de soins de santé et d’emplois. C’est précisément cette situation que le Bénin traverse actuellement, et qui appelle à une gestion plus efficace de la croissance démographique pour éviter que le pays ne soit dépassé par ses propres besoins.

Bien que la croissance économique ait été constante au cours des dernières années, elle n’a pas été suffisamment rapide pour répondre aux besoins croissants de la population.

Les politiques publiques et les réformes sociales menacées
« Si la dynamique démographique actuelle reste maintenue, notre population pourrait doubler d’ici 2050 », a averti le ministre d’État Abdoulaye BIO TCHANÉ lors de la célébration de la 34e journée mondiale de la population à Savè. Cette perspective soulève d’importants défis économiques et sociaux. En effet, une croissance démographique incontrôlée peut freiner le développement, comme l’a souligné le Président Patrice Talon dans une interview au média français Le Figaro : « La taille d’une population et sa jeunesse peuvent être un atout, mais son augmentation trop rapide devient un frein pour le développement. Lorsque la demande en matière d’éducation, de santé et d’emploi croît plus vite que l’investissement et l’offre dans ces domaines, le pays s’appauvrit. » Cette explosion démographique est donc perçue comme un handicap majeur pour le progrès socio-économique du Bénin.
Une analyse des résultats des Assises Nationales du Bénin sur la croissance démographique et le développement a mis en évidence les répercussions lourdes de cette croissance sur les finances publiques. Par exemple, dans le secteur de la santé, l’État devra recruter plus de 22.777 médecins et investir plus de 144 milliards de FCFA pour la formation des ressources humaines d’ici 2050. En matière d’éducation, les besoins sont tout aussi importants : il faudra construire 1.650 nouvelles salles de classe pour l’enseignement primaire et recruter près de 7.000 enseignants pour faire face à l’accroissement du nombre d’enfants scolarisés. Dans l’enseignement secondaire et la formation professionnelle, la situation est encore plus critique. Si cette tendance démographique persiste, l’État devra investir plus de 30.000 milliards de FCFA dans ce sous-secteur d’ici 2050. Les besoins dans l’enseignement supérieur sont tout aussi considérables, avec la nécessité de recruter chaque année 850 enseignants, contre seulement 100 en 2023, et de consacrer 45 milliards de FCFA par an à la construction et à la réhabilitation des infrastructures universitaires modernes.
Wilfried Léandre Houngbédji, porte-parole du gouvernement, a souligné que la croissance démographique actuelle menace directement les réformes et les ambitions du pays. « Vous avez une commune au Bénin où, en un an, les naissances génèrent un besoin de 400 salles de classe dans cinq ans, quand ces enfants vont commencer l’école. Si cette tendance se poursuit, l’État ne pourra pas répondre de manière adéquate à ces besoins, et les frustrations seront inévitables », a-t-il déclaré.
Les naissances incontrôlées, un fardeau pour les familles
À Bohicon, Marie et Pierre, parents de six enfants, se battent chaque jour pour subvenir aux besoins de leur famille. Avec leurs maigres revenus, il leur est difficile de nourrir, habiller et éduquer leurs enfants. Épuisés physiquement et mentalement par les responsabilités financières, ils font face à une pression constante pour satisfaire les besoins fondamentaux de leur progéniture. À Sème Podji, Fatou et Amadou, parents de neuf enfants, ont toujours rêvé d’offrir à leurs enfants une éducation de qualité. Cependant, faute de moyens financiers, leurs enfants ont dû quitter l’école prématurément pour contribuer aux charges familiales. Après avoir assisté aux cérémonies de soutenance des enfants de leurs voisins, Fatou et Amadou ressentent un profond découragement, voyant que leurs enfants n’ont pas pu atteindre ce même niveau d’éducation. Le couple s’inquiète de l’avenir de ses enfants, conscients des lourdes conséquences qu’une famille nombreuse et une éducation insuffisante peuvent engendrer. Ces deux histoires parmi tant d’autres illustrent les défis quotidiens rencontrés par certaines familles béninoises, pour qui le nombre élevé d’enfants est souvent synonyme de sacrifices importants, tant sur le plan financier qu’éducatif.
La planification familiale comme solution

Le 5 mars 2023, sur la chaîne française LCI, le Président béninois Patrice Talon a souligné l’urgence d’agir face à la démographie galopante en Afrique. Il a insisté sur la nécessité de trouver des moyens pour inciter au contrôle des naissances : « Il faut que les dirigeants africains que nous sommes œuvrions pour le bien-être de nos concitoyens aujourd’hui et demain », a-t-il conseillé. Cette prise de position rejoint celle de Wilfried Léandre Houngbédji, qui plaide pour un contrôle des naissances en fonction des ressources disponibles, soulignant que la procréation ne doit pas reposer sur l’idée de confier les enfants à des proches mieux nantis. Face à cette problématique, un nombre croissant d’hommes et de femmes reconnaissent les avantages de l’adoption de méthodes modernes de contraception pour espacer les naissances et améliorer le bien-être familial.
Adeline, une mère, soutient fermement la planification familiale. Elle exprime sa préoccupation concernant la pression croissante sur les ressources et les infrastructures du pays, qui découle de la forte croissance démographique. Selon elle, limiter le nombre de naissances permettrait de mieux répondre aux besoins fondamentaux de chaque enfant, en matière d’éducation et de soins de santé. Elle insiste également sur l’importance de la planification familiale pour l’autonomisation des femmes et leur contribution au développement socio-économique du pays. Dans le même sens, Étienne un jeune étudiant à l’Université de Parakou, estime que le contrôle des naissances est un levier essentiel pour stimuler le développement économique du Bénin. Il souligne que la croissance démographique rapide peut entraîner une augmentation du chômage et une concurrence accrue pour les emplois. Une population maîtrisée permettrait, selon lui, une meilleure allocation des ressources, encouragerait les investissements dans des secteurs clés, et créerait ainsi davantage d’opportunités d’emploi. Cela contribuerait également à réduire la pauvreté en assurant une distribution plus équitable des richesses disponibles. À l’instar d’Adeline et d’Étienne, de nombreux citoyens adhèrent à la politique de contrôle des naissances envisagée par le gouvernement.
Méthodes contraceptives, femmes et hommes partagent leurs expériences et leurs choix
Les méthodes contraceptives jouent un rôle essentiel dans la vie des femmes et des hommes, leur permettant de planifier leur famille et de prendre des décisions éclairées sur leur santé reproductive. Les témoignages recueillis illustrent la diversité des choix et l’impact de ces méthodes sur le bien-être familial.
Fatoumata, une femme mariée de 26 ans, mère de trois enfants, a utilisé des préservatifs dans le passé, mais a décidé de chercher une méthode plus fiable. Elle explique que, parfois, des disputes ou la consommation d’alcool par son mari rendaient leur utilisation aléatoire, augmentant ainsi le risque de grossesse non désirée. « On ne sait jamais avec les hommes. Il suffit d’une dispute ou qu’il boive trop pour qu’il refuse de porter un préservatif. Je pourrais me retrouver enceinte », confie-t-elle. Pour elle, la méthode injectable semble être une solution plus pratique, lui offrant plus de sécurité. Elle envisage de passer à l’implant sous-cutané Jadelle, qu’elle considère comme une option plus simple et rassurante, éliminant le besoin de retourner régulièrement au centre de soins.
Amina, une mère de deux enfants, a opté pour le dispositif intra-utérin (DIU), une méthode réversible qui lui offre une protection à long terme. Elle apprécie particulièrement le fait que le DIU soit réversible, ce qui lui permet de planifier une grossesse quand elle le souhaite. Pour elle, cette méthode offre non seulement une tranquillité d’esprit, mais aussi une flexibilité qui s’adapte à son mode de vie, sans avoir à se soucier de la contraception quotidienne.
Sèna, quant à elle, a choisi une méthode permanente après avoir atteint le nombre d’enfants qu’elle désirait. Elle a opté pour la ligature des trompes, qu’elle considère comme la meilleure décision pour elle. Cette méthode lui a permis de prendre un contrôle total de sa fertilité, et elle se sent désormais plus sereine, sachant qu’elle ne courra plus le risque de grossesses non planifiées. La ligature des trompes lui apporte la stabilité et la certitude qu’elle recherche pour l’avenir de sa famille.
D’autres femmes partagent des expériences similaires, renforçant l’idée que l’accès à la planification familiale est une véritable bouée de sauvetage pour de nombreuses familles. Odette, une mère de quatre enfants vivant à Porto-Novo, a exprimé sa satisfaction après avoir choisi l’implant contraceptif. Elle explique qu’après des années passées à jongler avec des grossesses rapprochées, cette méthode lui a offert du répit et lui a permis de mieux s’occuper de ses enfants. Pour Odette, l’implant est un véritable soulagement, car il réduit considérablement le stress lié à la crainte d’une nouvelle grossesse.
Quant à Viviane, résidant à Parakou, elle a opté pour les pilules contraceptives qu’elle considère comme un bon compromis entre efficacité et facilité d’utilisation. Viviane évoque cependant les défis liés à la régularité de la prise des pilules, mais insiste sur le fait que cette méthode reste la plus adaptée à ses besoins du moment.
Éric, un artisan de Cotonou, a témoigné de l’impact d’une campagne de sensibilisation menée par l’Association Béninoise pour le Marketing Social (ABMS). Il a avoué que, jusqu’alors, il pensait que la planification familiale était une question réservée aux femmes. Cependant, après avoir pris part à une campagne, il a compris l’importance de l’implication des hommes. Il a partagé que, avec sa femme, ils avaient pris la décision d’espacer les naissances afin de mieux gérer leur situation financière. Cette décision, a-t-il souligné, avait profondément transformé leur quotidien, leur permettant de mieux planifier leur avenir.
Les barrières à la planification familiale
La planification familiale au Bénin fait face à de nombreux obstacles qui limitent son adoption. Parmi ces freins figurent les normes sociales, les oppositions religieuses, les difficultés d’accès aux services et les craintes liées aux effets secondaires des contraceptifs.
Les traditions et croyances religieuses jouent un rôle majeur dans la réticence à la planification familiale. François, un père béninois attaché aux valeurs traditionnelles, s’oppose fermement à la politique de contrôle des naissances. Il considère, à tort, que cette mesure va à l’encontre des valeurs culturelles béninoises, qui valorisent les familles nombreuses. Pour lui, limiter les naissances porterait atteinte au droit des couples de décider librement du nombre d’enfants. De même, une femme mariée de 33 ans, mère de trois enfants, a longtemps hésité à recourir aux services de planification familiale en raison des enseignements de son église, qui perçoit ces pratiques comme contraires à la procréation naturelle.
L’accessibilité aux services constitue également un défi important. Dans certaines régions reculées, l’éloignement des centres de santé complique l’accès à la contraception. Moussa, résidant à Dekanmey, témoigne : « Pour ma femme, l’accès aux services de planification familiale a toujours été un défi majeur. La clinique la plus proche est située à plusieurs heures de route, et les coûts de transport sont élevés. » Ce manque d’infrastructures de proximité freine la demande et rend difficile la prise de décision des couples.
Les craintes liées aux effets secondaires des contraceptifs représentent un autre obstacle important. De nombreuses rumeurs circulent concernant les risques potentiels pour la santé ou la fertilité à long terme. Mariam, par exemple, a longtemps hésité à adopter des méthodes contraceptives après avoir entendu des témoignages de femmes évoquant des problèmes de santé. Cependant, elle a récemment consulté un professionnel de la santé qui lui a apporté des informations fiables et détaillées. Grâce à cette consultation, Mariam a pu prendre une décision éclairée et choisir une méthode adaptée à ses besoins. Ainsi, la conjonction des facteurs culturels, religieux, logistiques et autres freine l’utilisation des services de planification familiale au Bénin.
Des mesures à prendre par le gouvernement
L’objectif principal du Plan d’Action National Budgétisé de Planification Familiale 2019-2023 du Bénin est d’augmenter le taux de prévalence contraceptive moderne de 15,8 % en 2019 à 21,8 % en 2023. Pour atteindre cet objectif, il est essentiel d’améliorer l’accès à des services de planification familiale de qualité, abordables et adaptés aux besoins de tous – y compris les adolescents et les jeunes – dans le respect des droits humains. L’accroissement de l’utilisation de ces services nécessite des actions ciblées pour stimuler à la fois la demande et l’offre.
Un premier axe d’intervention concerne la communication et la sensibilisation. Le gouvernement devra intensifier les campagnes nationales mettant en avant les bénéfices de la planification familiale pour les familles et la société. Ces campagnes devront diffuser des messages clairs sur les différentes méthodes contraceptives, leurs avantages et leurs éventuels effets secondaires. Pour maximiser leur impact, il est nécessaire d’exploiter divers canaux de communication : télévision, radio, médias sociaux et affichage public, afin de toucher l’ensemble de la population, y compris les zones rurales. Dans cette dynamique, une attention particulière doit être portée à la lutte contre les rumeurs et les fausses croyances qui freinent l’adoption des services de planification familiale. Des campagnes d’éducation de proximité, menées par des agents de santé communautaire, devront être organisées dans les villages et les quartiers. Ces séances permettront d’expliquer en détail les méthodes contraceptives, tout en répondant aux préoccupations du public. L’utilisation de témoignages de couples ayant adopté la planification familiale avec succès pourrait également jouer un rôle clé dans la dissipation des craintes. Par ailleurs, il est essentiel de former les professionnels de santé afin qu’ils soient en mesure de fournir des explications précises sur les différentes options contraceptives. La mise en place de consultations spécialisées, où les individus peuvent poser librement leurs questions, contribuera à instaurer un climat de confiance. En complément, le gouvernement pourrait lancer des programmes radiophoniques et télévisés interactifs, animés par des spécialistes de la santé reproductive, pour répondre directement aux interrogations du public. Des contenus pédagogiques adaptés aux réseaux sociaux permettront de toucher les jeunes générations et de déconstruire les idées reçues de manière ciblée.
L’engagement des leaders communautaires et religieux est tout aussi fondamental pour lever les barrières socioculturelles. Des initiatives, telles que l’atelier organisé par le Projet SWEDD-Bénin avec l’Union Islamique du Bénin, montrent que le dialogue avec les responsables religieux peut atténuer certaines résistances. Bien que cette rencontre n’ait pas conduit à un soutien officiel de la planification familiale, elle a permis de réduire les oppositions les plus vives. Il est crucial de renforcer ces efforts en encourageant les leaders religieux à aborder ces questions dans leurs sermons, tout en promouvant une conciliation entre foi et santé reproductive. L’implication active des chefs de village et des dirigeants communautaires est également indispensable pour relayer ces messages au niveau local et favoriser une adhésion plus large.
En matière d’accessibilité, des mesures concrètes doivent être prises pour rendre les services de planification familiale disponibles et abordables, en particulier dans les zones rurales et défavorisées. La subvention des contraceptifs s’impose comme une solution efficace pour réduire les coûts et encourager leur utilisation. Par ailleurs, il est nécessaire d’étendre ces services aux écoles et aux lieux de travail, afin de sensibiliser les jeunes et les adultes à la santé reproductive et leur offrir des solutions adaptées à leurs besoins.
Pour garantir une lutte efficace contre les rumeurs, la création d’un numéro vert ou d’une plateforme en ligne pourrait offrir aux individus un espace sécurisé pour poser anonymement leurs questions. De plus, une cellule de veille dédiée à l’identification et à la réponse rapide aux nouvelles rumeurs permettrait d’adapter en permanence les messages de sensibilisation.
La réussite de ces initiatives repose sur une collaboration étroite entre le gouvernement, la société civile, les leaders religieux et traditionnels. En unissant leurs efforts, ces acteurs pourront rendre la planification familiale accessible à tous et garantir ainsi le bien-être de la nation béninoise et de ses générations futures.
Sources consultées
Compte rendu du conseil des ministres du 03 Mai 2023
https://sgg.gouv.bj/cm/2023-05-03/
Journée Mondiale de la Population édition 2023 au Bénin
https://www.gouv.bj/article/2305/34eme-edition-journee-mondiale-population-save-enjeu-transition-demographique-explique-populations/
Campagne nationale de planification familiale et de survie de l’enfant
https://swedd.bj/2021/12/31/campagne-nationale-de-planification-familiale-et-de-survie-de-lenfant-le-swedd-benin-pour-une-prevalence-contraceptive-ambitieuse-de-25-dici-2030/
Plan d’action national budgétisé de planification familiale du Bénin 2019-2023
https://pdf.usaid.gov/pdf_docs/PA00TZ16.pdf&ved=2ahUKEwjHsvOX88eBAxUdzQIHHUX9AQIQFnoECBoQAQ&usg=AOvVaw3Q7NqIbTazYDSSnlxB7K26
Préparatifs des assises nationales : les impacts de la croissance démographique sur la vie des populations à l’horizon 2030-2050 présentés à l’appareil administratif
https://www.gouv.bj/article/2357/preparatifs-assises-nationales-impacts-croissance-demographique-populations-horizon-2030-2050-presentes-appareil-administratif/
La cinquième enquête démographique et de santé du Bénin en 2017-2018 (EDSB-V 2017-2018)
https://instad.bj/images/docs/insae-statistiques/enquetes-recensements/EDS/2017-2018/1.Benin_EDSBV_Rapport_final.pdf